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| Alors que personne ne l’attendait, Fabien Barthez s’est
présenté devant la presse à Clairefontaine. Le gardien des Bleus,
d’humeur sarcastique comme à son habitude, n’est pas venu pour rien et
a évoqué l’incident du crachat, la fin de sa carrière et un déplacement
qui ne lui plaît pas en Israël.
Fabien Barthez, vous n’avez pas parlé à la presse depuis l’incident du crachat. Est-ce que vous venez briser la glace ?
Non,
cela n’a rien à voir. On m’a juste demandé si je souhaitais venir
parler à la presse et je viens. S’il n’y a rien à dire, je repars. Pour
le reste, on en parlera après le 7 avril.
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Est-ce que tout cela vous affecte ? Non, pas du
tout. Moi, je sais. Ce n’est pas le premier incident de ma carrière et
cela ne sera pas le dernier. Mais cela fait partie du métier. Après tout ce qui s’est passé suite à cet incident, est-ce que vous avez encore la motivation, notamment en équipe de France ? Oui.
Parce que le jour où elle n’est plus entière, je ne serai plus là. Cela
ne sert à rien de venir si la motivation n’est plus là. Cela arrivera
un jour mais pour l’instant, je suis encore là.
Justement, est-ce que vous avez déjà une échéance ? Oui.
2006. Pour l’équipe de France et le club. Je suis en fin de contrat en
2006 avec Marseille et ça suffit. Je ne sais pas encore ce que je ferai
après mais je ne resterai pas dans ce milieu que j’aime de moins en
moins. C’est de plus en plus pourri. Beaucoup de choses ont changé,
notamment l’argent et l’attitude des supporters qui me choque
énormément. Le football a changé et cela ne plaît pas du tout.
« J’ai imaginé déclarer forfait »
Par rapport au classement FIFA, on peut considérer la Suisse comme une petite équipe. Qu’en pensez-vous ? Le
classement FIFA, c’est comme les étoiles de France Football et les
notes de l’Equipe. Ce sont des écrits. La réalité, c’est le terrain. On
sait maintenant qu’il n’y a plus de petites équipes et tous les gros
peuvent se faire accrocher. Les soi-disant petites équipes ont des
joueurs qui jouent dans les meilleurs clubs en Europe et qui en
ramènent des petits bouts en sélection.
Que pouvez-vous dire sur Alexander Frei ? On
n’a pas besoin de la présenter. C’est un peu un Trezeguet : un ballon
lui suffit. J’en ai fait les frais (rires). C’est un bon client on va
dire. Quel que soit l’endroit où il est, ça va très vite.
Mercredi prochain, vous affrontez Israël sur son terrain. Est-ce quelque chose de particulier pour vous de jouer là-bas ? Je
ne suis pas du tout confiant. Quand je vois ce qui se passe dans le
monde, je me demande pourquoi on va jouer là-bas. Ça ne me plaît pas du
tout. Mais alors pas du tout. J’ai même imaginé déclarer forfait. Mais
on n'en est pas là. Jouons la Suisse d'abord. C'est l'homme et le père
de famille qui parle, pas le joueur.
Et que pensez-vous de l’éventualité d’une tournée de l’équipe de France en Chine en juin prochain ? Je
suis d’accord avec Patrick Vieira qui est plutôt contre. Pour une fois
que les joueurs pouvaient faire un vrai break total, c’était
l’occasion. Surtout en sachant qu'on aura encore une saison 2005-2006
avec un match tous les trois jours. L’important, c’est la récupération
avant tout. Je le dis toujours. Et ce match en Chine… Je ne sais pas ce
qu’ils veulent faire là-bas. Il faut avant tout s’occuper de la santé
des joueurs.
Source : www.football365.fr
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